Le Weblog de l'oncle Paul

3/17/2007

ALERTE À L’ANTIMOINE EMBOUTEILLÉ : NESTLE, DANONE ET NEPTUNE SUR LA SELLETTE

Classé dans: — Gwen Ar Breizhou @ 10:56 pm

Le 23 mai 2006 un communiqué (1) du Centre National d’Information Indépendant sur les Déchets (www.cniid.org) de Agir pour l’Environnement (www.agirpourlenvironnement.org) nous apprenait les résultats d’une étude allemande surprenante montrant que, comparée à l’eau du robinet, l’eau embouteillée contient de 95 à 165 fois plus d’antimoine. (2) Puisque le patronat romain avait du plomb dans l’aile à cause du sapa (3), cette découverte pourrait-elle sonner le glas d’autres empires ? Un tel pavé lancé dans la mare des trois grands du marché de l’or bleu n’est pas resté inaperçu. Certes ils ont fait mine d’ignorer ces travaux scientifiques analysant 48 sources européennes dont 9 eaux minérales françaises. Surtout en période de canicule, quand les ventes explosent. Aujourd’hui ces sociétés multinationales n’hésitent pas à rassurer le public en se repliant sur les normes de complaisance et invitant leur clientèle d’en faire autant.

Or au lieu de pratiquer la politique d’autruche, il convient de se rappeler que la toxicité de cet élément chimique est comparable à celle de l’arsenic. Même à court terme il provoque à faibles doses des maux de tête et de multiples vertiges. Non seulement on le soupçonne d’être à l’origine de l’empoisonnement de Mozart, les conséquences d’une exposition chronique à faible dose à long terme ne sont pas connues. Or si l’on sort du cloisonnement de l’esprit imposé par la culture marchande et considère pour un instant la probabilité des effets en cascade - effets additifs, antagonistes, synergisants et irréversibles , on ne peut que regretter la fatuité de ceux et celles qui font confiance aux industriels qui, eux, rusent surtout en s’efforçant de légitimer subjectivement la qualité de l’eau embouteillée pour de simples raisons commerciales.

Alors que cette eau embouteillée ne semble pas répondre à toutes les garanties de salubrité escomptées, (4)Agir pour l’Environnement et le CNIID s’étonnent du mutisme du ministère de la Santé et de l’absence totale des réactions de la part de Nestlé, Danone et Neptune. Cela relève-t-il de la malhonnêteté intellectuelle, d’une science factice et corrompue ou de la décadence ? Quand on songe au sort de Rome Impérial l’histoire a l’air de se répéter.

Selon toute vraisemblance le recours à la bouteille en polyéthylène (PET) jetable est responsable de la contamination, l’antimoine y étant utilisé comme catalyseur. Pire, la durée de conservation dans un contenant en PET accroît la teneur du poison dans l’eau. Mais en plus cet élément à multi-usages industriels figure dans le fractionnement de dix-neuf métaux toxiques détectés dans les rejets des Usines d’Incinération des Ordures ménagères (UIOM), c’est-à-dire aussi bien dans les REFIOM que dans les effluents et mâchefers de traitement des laveurs.

Faute d’une utilisation des bouteilles en consigne et d’un recyclage optimal des dérivés plastiques en provenance d’une source de matière première non renouvelable, l’incinération et la mise en décharge des emballages, comme déchets, provoquent entre autre ce gâchis obscène de plus de trois milliards et demi de bouteilles en polyéthylène chaque année.

La pollution commence à inquiéter des scientifiques. D’abord sur le plan environnemental. Car au même titre que le plomb, le cadmium, le mercure et l’arsenic, la présence croissante de l’antimoine a été observée depuis trois décennies dans le milieu naturel et tout particulièrement dans l’eau et les glaces terrestres. Puis il y a les impacts sur la santé publique. Or ce sont les populations les plus vulnérables qui sont menacées notamment les personnes âgées et les enfants en bas âge. Ainsi, en espérant utiliser une eau de qualité supérieure, les parents recourent à ce produit de luxe de grande consommation pour remplir les biberons. Or non seulement l’eau en bouteille coûte plus cher que le jus d’orange frais ou le lait bio. Ce sont les nourrissons les plus touchés par cette nuisance. Parce qu’ils concentreraient la nocivité trois ou quatre fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l’activité de leur processus métabolique.

En l’absence des détails d’un commerce tellement inéquitable en France, voici les données concernant le Royaume Uni (5) où 1,7 milliards de litres d’eau en bouteille furent commercialisés en 2005 avec 200 entreprises partageant un créneau qui vaut normalement £1,9 millards et qui en période de grandes chaleurs affichait une croissance de 80%. En 2005 le chiffre d’affaires de Danone et Nestlé (6) y fut de l’ordre de £300 millions. Selon Richard Lamming de la très British Soft Drinks Association, pour chaque degré au dessus de 14°C sur le thermomètre les ventes augmentent par 5,2% et à partir de 28°C elles doublent. La marque la plus chère, Fiji, coûte £1,95, par litre, et voyage par avion de la Mélanésie jusqu’aux lèvres de ses adeptes en Hollywood et celles d’une clientèle fréquentant un magasin de luxe, Selfridges, à Londres. Faut-il attendre que le kérosène coûte plus que l’eau pour que cette folie polluante s’arrête ?

(1) De l’antimoine dans l’eau : un «pet» de travers ?» (q.v.) Pour la recherche de l’Institut de Géochimie à l’Université Heidelberg publiée dans le Journal of Environmental Monitoring. cf. Royal Society of Chemistry : www.rsc.org.

(2) Antimoine : N° atomique 51, masse 121.76, fondant vers 630,7°C. D’un blanc bleuâtre et cassant, ce corps simple, dont la densité est de 6,7 environ, se rapproche chimiquement de l’arsenic dans la table périodique des éléments. Intermédiaire entre les métaux et les métalloïdes et souvent associé au plomb, il sert à durcir les alliages. Du nom de l’alchimiste Basil Valentin, son oxyde naturel (Sb203) sous forme de minerai s’appelle la valentinite et, avec du molybdène, peut s’ajouter au PVC pour rendre ce polymère moins inflammable et encore plus polluant. La stibine ou sulfure naturel de l’antimoine(Sb2S3) est le principal minerai. Le radical hydrogéné (SbH3) est un gaz toxique. L’antimoine peut être incorporé aux plaques de batteries, métaux typographiques et, sous forme d’oxydes et de sulfures, aux peintures. Utilisé pour décolorer le verre et les céramiques, mauvais conducteur électrique, il entre dans la fabrication des semi-conducteurs. Réfractaire à la chaleur, les industriels exploitent ses propriétés ignifuges pour fabriquer du papier et des textiles apyres, les plaquettes de frein et des munitions. Le khôl, fard noirâtre, provenant de la carbonisation de substances grasses, contient-il de la stibine ?

(3) Sapa : l’un des premiers édulcorants artificiels et conservateurs découvert par les viticulteurs grecs. Leurs vins furent réputés à la fois pour leur goût et leur capacité à provoquer les fausses couches. Les analyses ont révélé que ce composé renfermait du plomb à des taux de 1 000 ppm (parties par million) soit 0,1%. L’explication se trouve dans la fabrication de sapa, dont les cuisiniers de l’Empire Romain étaient excessivement friands. Comme témoignent leurs livres de cuisine dont celui d’Apicius, le best-seller d’un gourmand célèbre, où il figure dans 85 recettes. En effet le vin contient des acides organiques naturelles, notamment les acides citrique et tartrique. Sous l’action des spores de la bactérie Acétobacter, le vin se transforme en vinaigre ou acide acétique. Au lieu de le gaspiller, les Romains s’en servaient pour faire de sapa, qu’ils préparaient dans les plats en plomb. Le résultat était le sel de l’acide acétique ou l’acétate de plomb, ces beaux cristaux blancs, à la saveur très douce et qui conservaient le vin en tuant les microbes. L’inconvénient fut les effets secondaires liés à la consommation de sapa, reconnu aujourd’hui comme les symptômes du saturnisme : constipation, douleurs à l’estomac, coliques, maux de tête, faiblesse musculaire, anémie et fausses couches. Les prostituées romaines en consommaient en quantités pures pour se procurer leurs avortements gratis et la pâleur requise pour séduire les clients. Il s’avère que l’infertilité de la classe dirigeante de Rome Impérial est imputable à cet engouement pour le sapa. Or même au 19ème siècle certains négociants en vins mettaient de la grenaille de plomb dans le porto pour le conserver.

(4) En mars 2000 une enquête du magazine Que Choisir ? N°369 a mis en évidence la présence d’atrazine et d’un de ces métabolites dans les eaux embouteillées Cristalline source Lucheux (80), Pierval (27), Volvic source Clairvic (63) et Badoit (42). Les concentrations détectées étaient faibles certes. En revanche la découverte a montré les différences entre les contrôles strictes pour l’eau de robinet et ceux moins contraignants pour l’eau embouteillée.

(5) Source: Jonathan Owen Independent on Sunday, Londres, 23 juillet 2006

(6) Nestlé grandes marques : Vittel, Contrex, Perrier, San Pellegrino, Hépar, Quézac, Valvert, Nestlé Aquarel, eaux régionales : Abatilles (Gironde), Plancoët (Finistère), Carola (Alsace), Saint Lambert (Ile-de-France)…
Danone grandes marques : Volvic, Evian, Badoit, Arve, Ferrarelle, Mont Roucous, Mont Dor, Salvittat, Taillefine…
Neptune grandes marques : Vichy, Saint Yorre, Crystalline, Thonon, Vichy Celestin, Courmayeur, Vernière…

© 2006 ONCLE PAUL REPRODUCTION LIBRE EN CITANT LA SOURCE

NOTES FOR REFERENCE

Antimony/Stibium : Brittle, flakey, brown-white/grey, amorphous. Poor conductor,
Stibnite : native antimony trisulphide (Sb2S3)
Antimony trioxide(Sb203) : found in the ore valentinite, or made by burning antimony in air, used to decolourise glass and flameproof textiles, paper and plastics, especially PVC.
Stibine (français) Sb2S3
Stibine (anglais ) antimony hydride = a poisonous gas (SbH3) composé radical toxique.
Stibialism : antimony poisoning
Stibial (adj)
Kohl = fine powder of native stibnite, formerly known as antimony, black in colour, used orig. in the East to shade the area around the eyes [Ar koh’l.]
Khôl = fard noirâtre ou de couleur sombre, provenant de la carbonisation de substances graisses, et dont les Orientaux, les indigènes d’Afrique du Nord, frottent leurs sourcils, cils et paupières [Kool, 1717 ; arabe Kohl. V. Alcool]

9/5/2006

Un article de “Sud-Ouest” et enfin la tête des inculpés.

Classé dans: — Gwen Ar Breizhou @ 11:04 pm

« Un murmure, et je fais évacuer la salle. »
D’emblée, Jean-Pierre Belmas, le président du tribunal de grande instance de Marmande, a donné le ton, hier, en ouverture de l’audience où étaient présentés dans le cadre de la comparution immédiate les trois faucheurs volontaires interpellés samedi (nos éditions précédentes).
De murmures, il n’y eut guère. Mais un grand ouf de soulagement, oui, à l’énoncé du jugement du tribunal, qui n’a statué que sur la forme, l’avocate de la défense ayant demandé en début d’audience un renvoi « pour préparer au mieux la défense ». Soulagés, donc, Cédric Cahors, 21 ans, Steve Aspelle, 27 ans, et Benjamin Dubois, 23 ans, originaires du Lot et de Tarn-et-Garonne, remis en liberté hier après quarante-huit heures de garde à vue à la suite de leur interpellation lors du fauchage de 12 hectares de maïs transgénique à Grézet-Cavagnan (47) et poursuivis pour destruction de bien d’autrui en réunion.
Le premier avait eu le loisir de souffler un peu plus tôt, à l’écoute des réquisitions du procureur Thierry Dran, qui, sur la foi de la virginité de son casier, avait demandé une remise en liberté sous contrôle judiciaire. Mais ses deux coaccusés eurent quelques sueurs froides jusqu’au bout. Se fondant sur leurs condamnations passées pour des délits d’ivresse au volant ou de recel de produits stupéfiants, le ministère public a requis à leur encontre, arguant notamment du trouble à l’ordre public provoqué, le maintien en détention jusqu’à l’audience (qui aura lieu le 19 septembre prochain).

A la sortie de l'audience

« Le trouble vient de l’Etat ».
Marie-Christine Etelin, l’avocate toulousaine des trois prévenus, manqua d’en tomber de sa chaise : « Sur toutes les actions de ce style menées cet été, aucun parquet n’a ordonné de comparution immédiate ! Comment pourrait-on ordonner une incarcération pour ces gamins, pas militants pour un sou, qui se sont retrouvés là presque par hasard, suite à un repas avec un copain, vendredi, et qui de surcroît n’ont pas été pris en flagrant délit de fauchage mais alors qu’ils revenaient à leur voiture ? » Quant au trouble à l’ordre public avancé par le ministère public, la défense ne peut tout simplement « plus supporter cet argument » : « S’il y a trouble, il vient de l’Etat et de son impéritie totale dans ce dossier. Depuis 2002, alors qu’une directive européenne sur les OGM existe, le gouvernement se refuse à la transcrire dans le droit français. »
Une transcription qui apparaît comme le seul élément sur lequel les deux camps s’accordent. Claude Ménara, le propriétaire victime du fauchage, et qui s’est constitué partie civile, est formel : « Mais moi aussi, comme les agriculteurs, je souhaite que cette directive soit transposée, que la culture OGM bénéficie d’un cadre ! Pourquoi le France ne le fait pas ? » Cette question, entre autres, animera les débats du 19 septembre prochain, pour un procès qui a pris une envergure nationale (1).
(1) La FNSEA a dénoncé hier la destruction de la parcelle et demandé au gouvernement de « prendre ses responsabilités ». Un communiqué du ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, condamnait de son côté « avec la plus grande vigueur ces actes de vandalisme ».

9/4/2006

Fauchage OGM en Lot-et-Garonne un acte de légitime défense

Classé dans: — Don Quichotte @ 9:52 pm

Fauchage OGM en Lot-et-Garonne un acte de légitime défense

Alors que, suite au fauchage d’OGM en Lot-et-Garonne du samedi 02/09/06, les trois jeunes personnes originaires de Cahors en garde à vue depuis 48 heures durant - dont 24 heures sans accès à l’avocate des Faucheurs Volontaires - passent aujourd’hui le lundi 4 septembre à 14 heures au tribunal de Marmande, le labo du Collectif Aquitaine Avenir sans OGM (1) a déjà attesté la contamination (3) des trois parcelles de maïs population, ainsi que du pollen de ruches, toutes situées à proximité de cette très grande parcelle de Maïs bt OGM à Grezet-Cavagnan et qui n’a été que partiellement détruite vue que cette mesure de salut public a été rapidement interrompue par les forces de l’ordre au service du lobby pro-OGM.

Les anti-OGM eux estiment avoir donc conforté leurs certitudes. Réunis hier la semaine dernière à la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, à Agen, les membres du Collectif Aquitaine Avenir sans OGM l’ont annoncé publiquement : selon eux, plus de doute possible, la production de 100 hectares de maïs transgénique BT de Grézet-Cavagnan est contagieuse pour les parcelles saines voisines (3) . Pour resituer le contexte, rappelons que c’est en 2005 qu’un agriculteur, Claude Ménara, avait fait le choix de planter là les épis de la discorde. D’abord secrètement, à petite échelle, puis à grand renfort de publicité, avec une surface près de 15 fois supérieure aux 7 hectares initiaux.

Associated Press aux ordres du Ministre

Associated Press (AP) organe de presse outre-Atlantique rapporte les propos tonitruants et mensongers d’un Ministre de l’Agriculture qui parle d’une action contraire à l’état de droit, alors c’est justement ces mêmes parcelles OGM qui n’ont pas eu de cadre juridique pour protéger les activités économiques riveraines et la chaine alimentaire des pollutions génétiques.

Extrait : Le ministre de l’Agriculture condamne “avec la plus grande vigueur” les destructions d’OGM à Grezet-Cavagnan
PARIS (AP dimanche 3 septembre 2006, 16h37 ) - Le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau a condamné dimanche “avec la plus grande vigueur” l’arrachage de plants de maïs transgénique samedi par quelque 300 faucheurs volontaires, dont José Bové, sur une parcelle d’OGM dans le Lot-et-Garonne. M. Bussereau “réaffirme son soutien aux agriculteurs victimes de fauchages illégaux” et rappelle que “les auteurs de destructions d’OGM seront systématiquement poursuivis". Le ministre dénonce de la part des militants anti-OGM une “provocation délibérée” et des “actes de vandalisme irresponsables contraires à l’Etat de droit et au respect de la propriété privée et de l’outil de travail". Le ministre assure que “les expérimentations et les cultures commerciales d’OGM sont pratiquées dans un cadre étroitement réglementé, fondé sur une évaluation scientifique qui a pour objet d’assurer que la dissémination d’un OGM ne présente aucun risque tant pour la santé humaine que pour l’environnement".

Or si cet “outil de travail” à Grezet Cavagnan fut si étroitement reglementé comment se fait-il que les ruches et le maïs population ont été contaminés par ce maïs OGM Bt ? Par ailleurs où serait la version contradictoire de cette information si loin de la vérité et que l’AP relaye au public comme s’agissant des paroles d’un oracle que l’on est censé boire comme du petit lait…

Selon l’AGPM juge et partie : «Il faut légiférer»

Pour l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), pro-OGM , “On a le droit d’acheter et de planter des semences OGM, alors qu’il n’existe aucune loi fixant les règles de la coexistence entre parcelles OGM et parcelles non OGM". A défaut, celles qui s’appliquent actuellement, dans le cas de la situation dénoncée à Grézet-Gavagnan, résultent des recommandations de l’AGPM elle-même, tirant les conclusions de son Programme opérationnel d’évaluation des cultures issues des biotechnologies (POECB). En revanche, selon AGPM, si la loi est muette sur la coexistence, il existe une réglementation officielle portant sur l’étiquetage des produits et qui fixe à 0,9 % le seuil à partir duquel un produit peut être étiqueté comme contenant des OGM. De ce point de vue, Luc Esprit, le directeur de l’AGPM estime que les chiffres cités par le collectif d’associations, en deçà de ce pourcentage fatidique, “ne constituent pas un scoop !” A l’AGPM, jamais à court des mots pour exprimer sa mauvaise foi, “on espère que la loi transposant en droit français les directives européennes sur les OGM sera votée par le Parlement avant la fin de cette année". Or ce projet de loi est enterrée jusqu’après les élections de 2007 !

Et les célèbres seuils dont il s’agit font partie des normes de complaisance établies sans la moindre prise en compte de la réalité économique des paysans engagés dans la production des aliments de qualité. Ainsi au mépris des règles de bon voisinage et faisant fi des risques pour l’environnement santé, on lâche les OGM dans la nature comme un chien enragé…

(1) Le collectif est composé du Civam Agrobio 47, de la Confédération paysanne 47, du comité de vigilance OGM 47, du réseau Semences paysannes, d’apiculteurs et d’agriculteurs volontaires
(2) Cf REVUE DE PRESSE 30/08/06 OGM SUD OUEST http://www.sudouest.com/310806/agri.asp?Article=310806a21736

(3) La plus grande parcelle de maïs transgénique BT du Lot et Garonne a contaminé trois parcelles de maïs population, ainsi que le pollen de ruches, toutes situées à proximité. Tels sont les résultats de l’expérience du Collectif Aquitaine Avenir sans OGM.

Cette étude a été lancée après qu’un agriculteur annonce qu’il allait cultiver 100 ha de maïs transgénique. Après discussions et réunions d’information mêlant pro et anti-OGM, des paysans proposent un test : installer des parcelles de maïs population non-transgéniques et des ruches à proximité des cultures d’OGM. L’AGPM refuse, mais quelques paysans et apiculteurs décident de mener l’expérience sans eux.

Ils se regroupent dans un collectif associant entre autres la Confédération Paysanne, le Réseau Semences paysannes, la filière bio et d’autres structures environnementalistes. Trois agriculteurs voisins de la parcelle OGM prêtent un peu de surface à l’expérience. Trois parcelles de différents maïs (population) conventionnels sont semées, l’une se trouve à 25 m, l’autre à 105 m et la dernière à 305 m.

En juillet, lors de la floraison, des échantillons sont prélevés, sous le contrôle d’un huissier. Les échantillons sont analysés. Résultats : trois parcelles contaminées. La contamination atteint aussi le pollen de ruches placées à 400, 1 200 et 1 500 m des cultures de maïs OGM. On atteint 40 et près de 50 %, dont 50 % pour celui situé à 1200 mètres.

Cette étude est la seule du genre, et elle prouve bien que la co-existence entre les filières OGM et non-OGM n’est pas maîtrisable.

Voici texto le communiqué de presse de Reuters (30/08/06)

Maïs et ruches contaminés par du maïs OGM dans le Sud-Ouest

[30/08/2006 - 21:37]

BORDEAUX (Reuters) - Une expérience menée dans le Lot-et-Garonne par un groupement de développement de l’agriculture biologique démontrerait que trois parcelles de maïs non-OGM et trois ruches ont été “contaminées” en 2006 par des maïs transgéniques d’un champ voisin.

“Tous les échantillons de maïs analysés démontrent que l’ensemble des trois parcelles étudiées est contaminé avec présence certifiée d’OGM", indique l’étude dont les résultats ont été présentées mercredi à la Chambre d’agriculture d’Agen.

Sur les trois parcelles concernées, le taux de contamination est de 0,3% d’ADN pour la plus proche, située à 15 mètres de la “source OGM", et de 0,1% d’ADN pour celle située à 95 mètres du champ transgénique. Pour la troisième, à 305 mètres, les OGM sont “détectables mais non quantifiables".

Quant aux trois ruches, le pollen de maïs analysé fait apparaître des taux de contamination autour de 40% dans celle située à 400 mètres et entre 40 et 50% pour celle implantée à 1.200 mètres. La teneur en ADN transgénique est détectée mais non quantifiable à 1.500 mètres.

C’est dans le village de Grézet-Cavagnan, près de Tonneins, dans le nord-ouest du Lot-et-Garonne, que l’expérience a été menée sous l’égide du collectif “Aquitaine avenir sans OGM", grâce à un dossier technique élaboré par la structure agricole Civam Agrobio 47, à laquelle se sont associés la Confédération paysanne, le Comité vigilance OGM 47, les professionnels apicoles et le Réseau semences paysannes.

La décision a été prise en mars 2006 de mener cette étude autour d’un champ de maïs OGM où l’exploitant avait cultivé sept hectares de maïs OGM dans le plus grand secret en 2005 avant d’annoncer publiquement son intention d’implanter 100 hectares de maïs transgénique.

Les réalisateurs de cette expérience ont veillé à respecter la diversité du maïs mis en culture dans la région en semant un mélange le 4 mai sur trois parcelles mises à leur disposition par des agriculteurs.

LE RÔLE DES ABEILLES

Au moment de la floraison, entre le 6 et le 16 juillet, les “maïs paysans au même stade que le maïs OGM ont été identifiés". Puis des prélèvements ont été effectués par la suite à fin d’analyses, l’ensemble des opérations s’effectuant sous le contrôle d’un huissier.

Une procédure identique a été utilisée pour l’implantation des neuf ruches réparties sur trois sites distants de 400, 1.200 et 1.500 mètres du champ OGM.

L’étude indique que “l’ensemble des échantillons prélevés : pollen sur ruches et maïs sur parcelles, ont été mis sous sachets scellés” avant d’être envoyés au laboratoire Atlangène, à Saint-Herblain, dans la Loire-Atlantique.

“Cette étude confirme de manière scientifique que dans un rayon de 300 mètres, les plantes ne sont pas exemptes de contamination. Elle prouve aussi que contrairement à ce que disent les pro-OGM, les abeilles vont bien sur les fleurs de maïs et dès lors peuvent transporter fort loin la pollution OGM", a dit à Reuters Bernard Péré, vice-président du Civam Agrobio 47.

Pour lui, “cela prouve la cohabitation entre les plantes OGM et les cultures biologiques ou sous labels qui répondent à des cahiers des charges contraignants".

Bernard Péré estime également que cette étude est un outil qui peut permettre d’engager des poursuites judiciaires notamment contre l’Etat qui n’encadre pas les cultures OGM.

Urgent

Classé dans: — Don Quichotte @ 12:41 pm

En lien avec l’article Fauchage d’OGM près de Marmande

Les 3 jeunes faucheurs interpellés hier sont encore à la gendarmerie de
Marmande. Le procureur a demandé leur comparution immédiate demain à 14 h. Le
contexte est tel ( pas le temps de vous expliquer, je le ferais plus tard )
qu’ il y a de fortes chances pour que cette comparution ait lieu et que, si le
procès est reporté, au moins un ou deux d’entre eux soient gardé en préventive.
UNE MOBILISATION MASSIVE DEVANT LE TRIBUNAL DE MARMANDE a donc été très
vivement conseillé par Marie-Christine ETELIN

Fauchage d’OGM près de Marmande

Classé dans: — Don Quichotte @ 12:35 pm

Bonjour… A part les interminables ‘cortèges de mariage’ entre points de rassemblement, les chaussures “Mephisto” bien rodées de José et le séchoir du jardin à Casteljaloux orné de culots “petit bateau” (bien rodés ?), qui se faisaient remarqués lors des moments perdus dans une journée très chargée en émotion, le récit ci-dessus résume assez fidèlement notre randonnée en Lot-et-Garonne d’hier. Vers 08h00 ce matin je suis rentré à la maison sur les rotules. A plusieurs moments avec des copins j’étais “dans la mélée". On a eu chaud et peur parfois mais, comme on est dans le feu de l’action, on l’oublie un peu avec le sentiment de vivre quelque chose d’extraordinaire. A toutes fins utiles …

Bonjour, Petit compte-rendu des fauchages de Crézet-Cavagnan dans le Lot-et-Garonne.

Très très chaud, et pas seulement la température extérieure. C’est clair, l’attitude des gendarmes, du procureur et à la fin des crs est sans équivoque : il fallait “flinguer” les faucheurs. Dominque Bussereau, le
ministre de l’Agriculture l’avait fait savoir après le dernier fauchage en Lot-et-Garonne : il y allait avoir un changement d’attitude. C’est fait. Des interpellations dans le champ des 3 petits jeunes qui sont en garde à
vue jusqu’à l’évacuation par crs, gendarmes et lacrymo des 300 personnes devant la gendarmerie de Marmande, seule la répression a été à l’ordre du jour.

Après que les 3 copains se soient faits prendre, les gendarmes, sous les ordres d’un capitaine comme on n’en a pas vu depuis longtemps (même José a failli se friter avec lui devant la gendarmerie, 1 bonne heure après qu’il m’ait eu menacé dans une ruelle), sont retournés dans le champ pour “refaire du prisonnier". Là, une vingtaine de “gros calibre” en poids et en détermination ont sauté sur le copain au sol pour l’empêcher d’être amené de force. Très chaud !!! Même énervés, les gendarmes n’ont pas pu tirer 600 kilos de militants. Aucune des “tractations” avec ce fameux capitaine n’ont pu aller au bout : il n’a jamais respecté sa parole.

Plus tard, nous avons bloqué la route et la gendarmerie de Casteljaloux pendant plus de 2 heures avec force bruits. Etonnant, comme pour toute la journée en fait, le soutien de la population. Les gens quittaient leur
maison pour venir dire à José “continuez !". Toutes les forces de gendarmerie du département devaient être là. Ca arrivait de partout pendant plus d’une heure !

Ensuite, comme les 3 jeunes étaient à la gendarmerie de Marmande, nous sommes allés là-bas. Trés très chaud toute la soirée. Certains copains ont pris des rangers de gendarmes dans la tronche ! Ces derniers étaient montés sur les grilles de la gendarmerie. Une banderolle a été arrachée. Et toujours le soutien populaire des habitants du quartier.Et fin de soirée très “chahutée". Cordon de CRS, avec les gendarmes, qui
nous ont “reculés” avec les boucliers sur plus de 30 mètres, tout en oubliant pas de “ramasser” des copains et de les conduire dans la gendarmerie, et pour finir, 4 jets de grenades lacrymo, qui ont assez stupéfiés les habitants du centre de Marmande, qui n’avaient pas du voir ça souvent.

Tout le centre ville était quadrillé et bloqué sous contrôle par les forces de police. Ce matin, des copains de toute la France devaient se réunir devant la gendarmerie pour assurer la veille en attendant la sortie
éventuelle des copains interpellés.

Il faut savoir que le procureur a refusé que Marie-Christine ETELIN et son mari (nos avocats) puissent rencontrer les jeunes et que leurs familles puissent communiquer avec eux. Il a aussi (ça, j’avais jamais vu) forcé le passage avec sa voiture pour virer les faucheurs qui barraîent la route avec une banderolle.

Enfin, cette opération restera quand même le plus grand fauchage d’OGM jamais mené : 15 hectares sur 3 parcelles.

à bientôt, Pascale et Didier 03/09/2006

Selon une dépêche 13h22 AFP (Marmande) du dimanche 3 septembre 2006, 13h22, les gardes à vues pour les trois Faucheurs Volontaires originaires de Cahors interpellés vers 14h00 le samedi 2 septembre ont été prolongées de 24 heures. Décision prise par le procureur de Marmande, Therry Dran, “pour continuer l’enquête et effectuer des vérifications” (sic). Les trois jeunes - d’une vingtaine d’années - s’étaient hélas éloignés du groupe - contraire à la consigne donnée - et au moins deux entre eux avaient été embarqués dans les estafettes menottés. Retenus à la gendarmerie, (Mais nous ne savions pas laquelle au début) ils auraient “déclaré qu’ils ne voulaient pas d’avocat". (sic) Egalement contraire à la consigne donnée. Toujours selon une dépêche 13h22 AFP (Marmande)."Les forces de l’ordre avaient dispersé samedi soir avec des gaz lacrymogènes, un groupe de 200 faucheurs volontaires qui réclamaient bruyamment la libération de leurs camarades devant la gendarmerie de Marmande, lieu supposé de leur garde à vue". L’AFP a oublié de raconter les rallyes automobiles entre le lieu de fauchage et les deux gendarmeries de Casteljaloux et Marmande provoqués par le refus de révéler les lieux de détention. L’AFP a aussi négliger de dire que le procureur a refusé que Marie-Christine ETELIN et son mari (nos avocats) puissent rencontrer les jeunes accusés et que leurs familles puissent communiquer avec eux. Ce qui est contraire à la déontologie d’une garde à vue. Après la charge brutale de 22 h du samedi soir, le Maire de Marmande (PS et avocat et qui dînait avec Dominique Strauss-Khan ce soir-là) a pu les rencontrer (ils étaient bien dans la gendarmerie de Marmande comme nous avons supposé !). Mais les trois jeunes n’ont pas pu rencontrer donc Marie Christine Etelin qu’en début d’après-midi de Dimanche, soit 24 heures après leur interpellation. “Les trois hommes, dont les identités n’ont pas étaient révélés, auront accès à leurs avocats dès 14H30, à la fin de la première période de 24 heures de garde vue, a précisé le magistrat sans indiquer leur lieu de détention pour “Eviter des troubles à l’ordre public". ” Mauvaise foi evidente. Car nous avions leur identité et il aurait fallu tout simplement permettre aux familles et aux avocats d’acceder à ces prévenus pour calmer le jeu et éviter les chassés-croissés des bagnoles. En plus ne s’agissant pas des criminels accusés des actes de violence ou soupconnés d’être lieés au milieu du grand banditisme, comment justifier les gros moyens déployés qui ont été particulièrement onereux du point de vue du contribuable ?

“J’ai rarement vu des gendarmes aussi cons que ceux auxquels on a eu droit hier (le capitaine et le colonel ont cherché toute la journée a provoquer les incidents)". Témoignage de Dominique Plancke (avec les infos de José pour la nuit du 2 septembre). A mon avis c’était du travail de sagouin, les militaires étant bien “sous ordres” de faire pourrir la situation au maximum. Nous avons fait sentir notre mécontentement sans débordements. La tintammarre devant les deux gendarmeries nous a laissés les acouphènes aussi. Nous étions presque aphones à la fin. Ou peut-être c’était le lacrymo. Je souhaitais resté plus longtemps. Mais les co-voiturages jusqu’à la Bretagne n’étaient pas nombreux. Bilan : 15 h d’OGM neutralisés à mains nues en une heure sur une superficie totale de 80 h. Une réussite vue la puissance du feu potentielle des forces de repression armées jusqu’aux dents et qui ne faisaient qu’harceler une opération de salut public.

Bientôt des infos toutes chaudes …

Classé dans: — Gwen Ar Breizhou @ 12:36 am

L’oncle Paul était à Marmande ce week-end et vous en dira plus lui-même sous peu ;o))

3/14/2006

C’est parti ;o))

Classé dans: — Gwen Ar Breizhou @ 12:45 am

Depuis le temps que je me disais qu’il fallait une tribune d’envergure pour cette “grande gueule” de Tonton Paulo, et bien ça y est ;o))
Finis les messages adressés à quelques dizaines de contact déjà tous complètement convaincus par tes arguments toujours pesés, soupesés d’abord, puis martelés ;o))

Alors donne t’en à coeur joie, je vais tenter de gérer la navigation de ce nouvel outil, de ce nouveau joujou …

Quant à vous, potentiels lecteurs futurs, sachez que vous pourrez poster vos commentaires en échange d’un nom et d’une adresse mel mais que pour l’instant, seul Oncle Paul raconte les histoires ;o))
Alors bonne lecture et n’hésitez pas à réagir …

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